Le livre…

Après une parenthèse parisienne qui n’a pas tenu ses promesses, Paul Lerner, dont les derniers livres se sont peu vendus, revient piteusement en Bretagne où il accepte un poste de journaliste pour l’hebdomadaire local. Mais les ennuis ne tardent pas à le rattraper. Tandis que ce littoral qu’il croyait bien connaître se révèle moins paisible qu’il n’en a l’air, Paul voit sa vie conjugale et familiale brutalement mise à l’épreuve. Il était pourtant prévenu : un jour ou l’autre on doit négocier avec la loi de l’emmerdement maximum. Et ça n’a rien d’une partie de badminton.

Comme dans Falaises, Des vents contraires ou Les Lisières, Olivier Adam convoque un de ses doubles et brouille savoureusement les pistes entre fiction et réalité dans ce grand livre d’une vitalité romanesque et d’une autodérision très anglo-saxonnes.

Une partie de badminton, parution le 21 août 2019, 21 €, 145 x 220, 384 pages, ISBN : 9782081382473.

Olivier Adam est né en 1974. Il est l’auteur de nombreux romans parmi lesquels Je vais bien, ne t’en fais pas (Le Dilettante, 2000), Falaises (L’Olivier, 2005), Des vents contraires (L’Olivier, Prix RTL/Lire 2009), Les Lisières, Peine perdue et Chanson de la ville silencieuse (Flammarion, 2012, 2014 et 2018).

Olivier Adam…

C’est le retour de Paul Lerner, votre double fictionnel…

Tous les cinq ans, à travers Paul, je dresse le bilan des dernières années écoulées. Des questionnements et des événements de ma propre vie. Et ceux qui traversent la société et l’époque. Je me projette dans une fiction, la plus romanesque possible, avec l’ambition de relier l’intime et le collectif. Philip Roth disait : « écrire un roman ce n’est pas raconter une histoire, mais se raconter dans l’histoire. »

C’est un titre un peu déroutant, Une partie de badminton ?

Il traduit l’humeur du livre. Paul traverse tous ces événements, même les plus dramatiques, avec une sorte de détachement pince-sans-rire et d’autodérision très anglo-saxons. OK, vivre tient plus du sport de rue que de la partie de badminton dans un jardin anglais. Mais il l’a toujours su. Il y était préparé. Reste à disputer le match et à perdre avec élégance.

Paul a vieilli, son passé ne l’intéresse plus. Prendre la vie comme elle est, c’est ça, la maturité ?

À la fin des Lisières, Paul assumait son absence d’identité ou d’appartenance fixe. Ce n’était plus un problème mais une force. Il a maintenant quarante-cinq ans. L’âge où s’impose à chacun la loi de l’emmerdement maximum. Et il faut bien faire avec.

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