Le livre…

« Oscar est mort parce que je l’ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d’une balançoire. » Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé de soleil. Cet acte irréparable, il ne se l’explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer ? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c’est le lendemain, alors qu’il s’attend chaque instant à être découvert, qu’il rencontre une fille.

Ce roman est l’histoire d’un adolescent étranger au monde qui l’entoure, un adolescent qui ne sait pas jouer le jeu, celui de la séduction, de la fête, des vacances, et qui s’oppose, passivement mais de toutes ses forces, à cette injonction au bonheur que déversent les haut-parleurs du camping.

La chaleur, parution le 28 août 2019, 15€, 135 x 210, 144 pages, ISBN : 9782081478961.

Victor Jestin a 25 ans. Il a passé son enfance à Nantes et vit aujourd’hui à Paris. La chaleur est son premier roman.

Victor Jestin…

Comment est née l’envie d’écrire ce premier roman ?

L’envie m’est venue de souvenirs de vacances très contradictoires : quand j’étais adolescent, les désirs allaient avec la violence, les rires avec l’angoisse. C’était jouissif et terrible à la fois. Portée à son comble, cette tension provoque un mort au milieu d’un camping joyeux.

La fameuse obsession du bien-être, n’est-ce pas ce à quoi résiste Léonard dans ce roman ?

Cette obsession est un diktat, surtout à cet âge. Je me souviens d’être rentré dans le rang sans même me poser de questions. Danser, désirer, consommer. Pour certains, c’était très facile. Pour d’autres, c’était parfois un enfer qui détruisait la confiance, la libido, la sincérité. Léonard résiste, en effet. Ça crée des petits troubles partout où il passe.

Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencé ?

Je dirais d’abord Le Feu follet, plus encore le film (de Louis Malle) que le roman. La dernière journée d’un homme qui n’est pas en phase avec le monde qui l’entoure. J’aime aussi Camus dans cette même veine, et puis Genet, pour son mélange de violence et de sensualité.

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